Georges-Eugène Baron Haussmann

Préfet de la Seine de 1853 à 1870

1809-1891 

 

 

Haussmann fait carrière dans des préfectures de province à partir de 1831 où monte dans la hiérarchie

En 1852 en qualité de préfet de la Gironde, il est remarqué par Napoléon III et son ministre de l'intérieur lors d'une visite à Bordeaux.

Il est nommé préfet de la Seine en 1853 par l'empereur Napoléon III afin d'élaborer et de diriger un vaste plan de rénovation du centre de Paris et des quartiers périphériques.

L'empereur, ors de son exil en Angleterre (1846-1848), alors qu'il n'était encore que Louis-Napoléon Bonaparte, avait été fortement impressionné par la reconstruction des quartiers ouest de Londres suite du grand incendie de 1666

Il succède au préfet Rambuteau, en reprenant plan de rénovation établi par la commission Siméon

Il s’appui sur les ingénieurs Jean Charles Alphand (1817-1891) responsable la direction du Service des Promenades et Plantations et Eugène Belgrand 1810-1870) chargé d’approvisionner Paris en eau potable et d’assainir la Seine

L’architecte Gabriel Davioud (1823-1881) est nommé architecte des promenades et plantations de Paris.

Le jardinier et paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps (1824-1873) est jardinier en chef du Service des Promenades et Plantations.

 

Au milieu du XIXe siècle Paris présente de nombreux aspect datant du Moyen Âge.

Napoléon III veut en faire une capitale aussi prestigieuse que son pouvoir.

 

Haussmann a l'obsession de la ligne droite, en conséquence il va diminuer des espaces comme le jardin du Luxembourg  

Certains axes ouverts sous Louis XIV  sont élargis et deviennent les grands boulevards l'un porte son nom le boulevard Haussmann

Des boulevards et avenues sont percés d’est en ouest ( de la place du Trône  à la place de l'Etoile ), et du nord au sud ( de la gare de l'Est  à l'Observatoire ).

Un certain nombre de parcs et jardins sont aménagés afin de permettre à la population de respirer comme le bois de Boulogne , le parc Monceau ou le bois de Vincennes .

D'autres espaces déjà existants sont littéralement transformés et passent du statut d'espaces verts à celui de hauts lieux voués à la promenade.

Des règlements sont mis en place, imposant des normes très strictes quant à la hauteur et à l'architecture des édifices.

L'immeuble de rapport et l'hôtel particulier s'imposent comme modèles de référence.

L'objectif est aussi de mettre en valeur les monuments de la capitale, et d'en construire d'autres, comme l'Opéra Garnier chef-d'œuvre de l'architecture éclectique propre au XIXe siècle.

Pour cela, il fait déboucher beaucoup d'axes sur ces monuments.

L'exemple le plus représentatif est la place de l'Etoile , d'où partent 12 avenues, dont la plus célèbre, l'avenue des Champs Elysées.

 

Principales réalisations:

Percement de nombreux grands boulevards (de Sébastopol, de Strasbourg, Magenta, Arago, Voltaire, Diderot, Cours de Vincennes, Malesherbes, Saint Germain , Saint Michel ), avenues (Kléber, Foch, Victor Hugo, Carnot, Niel, Friedland, Iéna, George V) et rues (Rivoli, Soufflot , Réaumur, du Quatre-Septembre, de Rennes , Turbigo, des Ecoles) qui désengorgeront Paris.

Construction de nouveaux édifices (les Halles , les grandes gares , certains théâtres)

Aménagement de parcs et jardins (Montsouris  , Luxembourg, squares)

 

Pour financer ces travaux Napoléon III souscrit un prêt de 250 millions de francs en 1865, et un autre de 260 millions de francs en 1869.

Les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %.

Il devra quitter ses fonctions sous la pression des parlementaires en 1870, juste avant la chute de l'Empire.

Plan de Paris nouveaux boulevards et avenues de 1848 à 1870

Des circuits d'adduction d'eau et d'égouts sont créés en parallèle par l'ingénieur Eugène Belgrand .

Les nombreuses expropriations entraîneront des contestations et manifestations et pousseront à la faillite des petits propriétaires.

Une forte spéculation immobilière exclut les classes les moins aisées de la société parisienne.

En 1870 quelques mois avant la chute de Napoléon III, le Baron Haussmann est destitué.

Son successeur est Léon Say, mais surtout Jean Charles Alphand poursuivent l'œuvre d'Haussmann.

 

 

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