L'Arc de Triomphe de l'Etoile - Paris 8e - 16e - 17e

Le Quartier des Champs Elysées

Cartes postales des années 1900 - Photos actuelles

 

A la suite des victoires de Marengo et d'Austerlitz, Napoléon 1e en 1806, décide l'érection d'un arc à la gloire de la Grande Armée sur la place de l'Etoile.

Le projet est confié à Jean Arnaud Raymond et  Jean François Chalgrin, la pose de la première pierre a lieu le 15 août 1806.

Raymond étant mort, Chalgrin poursuit seul un projet approuvé en mars 1809.

 

 

 

 

 

 

 

L'Arc de Triomphe et la place L'Arc de Triomphe

 

 

 

 

 

 

 

calèches  automobiles calèches avenue Foch

 

Tableau - artiste inconnu  Aquarelle - artiste inconnu 

 

Schubert plan du quartier

 

L'Arc de Triomphe actuel  - ses bas reliefs

Dans les années 1950-1960place Charles de Gaulle

 

Pour célébrer l'empire romain auquel Napoléon veut se rattacher, et à l'image de l'arc de Janus, l'arc de l'Etoile repose sur quatre piles portant sur chaque face une arche ouverte.

Sous l'entablement orné de palmettes, court une frise qui surplombe les écoinçons.

Au décès de Chalgrin, en 1811, le monument ne s'élève qu'à 5 mètres du sol.

Le chantier est alors repris par un de ses élèves Groust, qui construit les voûtes des petites arches.

Sous la Restauration, la poursuite des travaux est ralentie.

Trois ans après, l'ouvrage reprend sous la direction de Huyot qui dresse le grand entablement, la voûte d'ogive portant le dallage supérieur et les voûtes à caissons de la grande arche.

Avec le changement de régime, Huyot est remplacé, en 1832, 

par Abel Blouet, qui construit l'attique, la grande salle voûtée, l'acrotère et qui ceinture le monument de cent bornes reliées par des chaînes.

Le gros oeuvre étant terminé, le décor commence.

Louis-Philippe dans un désir d'apaisement y célèbre simultanément les armées de l'Empire et celles de la Révolution auxquelles il s'est joint à Jemmapes.

Ainsi la glorification des conquêtes s'efface au profit de la défense de la patrie.

Le cycle iconographique se développe de façon chronologique dans les hauts-reliefs des piliers:

- Le Départ des Volontaires de 1792, par Rude (face à Paris, pilier droit)

- Le Triomphe  de 1810 (face à Paris), pilier gauche, par Cortot;

- La Résistance de 1814 (face au nord), pilier gauche, par Antoine Etex.

- La Paix de 1815 (face au nord), pilier droit), par Etex.

Une frise illustre le départ et le retour des armées.

Dans des cadres rectangulaires moulurés des bas-reliefs représentent :

- à l’est: les funérailles de Marceau par Philippe-Henri Lemaire et la bataille d'Aboukir par Seurre l'aîné

- au sud: la bataille de Jemmapes par Charles, baron Marochetti  - à l'ouest: le passage du pont d'Arcole par Feuchère et la prise d'Alexandrie par Chaponnière et enfin

- au nord: la bataille d'Austerlitz par Gechter.

Sur les tympans du grand arc central figurent quatre Renommées, oeuvres de Pradier et, sur les arcs latéraux, des figures allégoriques de la Cavalerie et de l'Infanterie, oeuvres de Bra et de Valois.

Commencé  le 15 août, il ne fût achevé qu'en 1836, haut de 50 m et large de 44 m.

Le nom initial de la Place qui entoure l'Arc de Triomphe est Place de l'Etoile, elle a été rebaptisée place du Général de Gaulle.

En 1854, Haussmann fait réaliser les douze avenues dont l'avenue des Champs-Elysées qui débouchent sur l'Arc de Triomphe et donnent à l'ensemble l'allure d'une Etoile.

a l'opposé des Champs Elysées, l'avenue de la Grande Armée conduit au Bois de Boulogne avec une perspective vers la Grande Arche de la Défense 

L'avenue Foch (anciennement l'avenue du Bois de Boulogne) conduit également au Bois de Boulogne

 

 

accueil Paris      -    plan du site