La place de la Concorde - Paris 8e
Les deux Palais de Gabriel
Entre 1766 et 1775 l’architecte Jacques Ange Gabriel érige sur la place de la Concorde, deux palais aux façades monumentales.
Dans la lignée de la colonnade de Perrault au Louvre. L'architecte du roi reprend non seulement la colonnade dressée sur un fort soubassement, mais aussi l'allure générale du bâtiment: grand entablement, pavillons d'angle, toiture en terrasse, médaillons ovales et guirlandes.
la place années 1900 et historique - actuelle
Sur un rez-de-chaussée surélevé à épais refends, une colonnade monumentale ornée de chapiteaux corinthiens court sur les deux bâtiments jumeaux qui ferment de leurs 95 m le côté nord de la place.
Inspirés du Louvre de Perrault dont ils surpassent l'harmonie et le raffinement, ces palais qui comptent parmi les plus beaux exemples de l'apogée du XVIIIe siècle, sont séparés par la rue Royale conduisant à l'église de la Madeleine.
Le décor des frontons, oeuvre des sculpteurs Michel-Ange Slodtz et Guillaume II Coustou, représente des allégories de l'Agriculture, du Commerce, de la Magnificence et de la Félicité publique
Les décors intérieurs de Soufflot, l'architecte du Panthéon, sont dessinés en réaction contre le goût de la rocaille, selon le modèle italien.
Hôtel de droite.
Il la propriété de la couronne, d'abord affecté au garde meuble, ouvert à la visite, devient le siège du ministère de la Marine en 1789 et garde de ses origines, un magnifique escalier et de superbes lambris dorés.
Hôtel de gauche
Il est divisé en quatre lots est vendu à charge pour les nouveaux propriétaires d'élever à l'arrière de la façade des hôtels particuliers.
A l'angle de la rue Boissy d'Anglas, s'élève l'hôtel du duc d'Aumont, acquis en 1778 par le duc de Crillon.
Ses descendants, les Polignac, l'habitent jusqu'à l'aube du XXe siècle. Il est occupé actuellement par l’Hôtel Crillon
Au centre se trouve l’ancien hôtel Pastoret est acheté, en 1898, par l'Automobile club de France.
A droite l'hôtel Coislin mitoyen faisant angle avec la rue Royale conserve le souvenir de la duchesse de Coislin, amie de Chateaubriand.